Connaître Saint-Brès

HERALDIQUE

Les armes de Saint-Brès se blasonnent ainsi : « d’azur à un saint Brès évêque d’or issant de la pointe de l’écu tenant dans sa dextre une crosse du même et dans sa senestre un livre de gueules ».

DICTON

« A la Saint-Brice, le temps sera celui du jour de l’An. »

GEOGRAPHIE

Saint-Brès est une petite commune française, située dans le département de l’Hérault et la région Languedoc Roussillon. Ses habitants sont appelés les Saint-Brésois et les Saint-Brésoises.

La commune s’étend sur 4,9 km², à 20 mètres d’altitude et compte 2 670 habitants au 1er janvier 2011

Le territoire communal est fractionné par une succession d’infrastructures (A9 en limite nord, RN113 et voie ferrée au centre du village, en bordure de la zone habitée et canal BRL en limite sud). Le secteur sud (stade) est donc coupé du reste de la commune par la RN113 qui traverse le territoire et bientôt par la LGV.

Entourée par les communes de Baillargues, Saint-Geniès-des-Mourgues, Valergues, Lansargues et Mudaison, Saint-Brès est située à 6 km au nord-est de Mauguio, la plus grande ville aux alentours. La ville de Montpellier est quant à elle située à 14 km.

Les deux entités urbaines de Baillargues et Saint-Brès sont séparées par le Bérange, cours d’eau se jetant dans l’étang de Mauguio.

DEMOGRAPHIE

De 1881 à 1954, la population de Saint-Brès se caractérise par des oscillations variant autour d’une moyenne de 384 habitants.

Mais à partir de 1962, la courbe connaît une inflexion, croissante à partir de cette date. L’autre accélération se situe à la fin des « trente glorieuses » (1946 – 1975), lorsque la mutation de St-Brès, village rural, en commune urbaine s’affirme davantage. Le tertiaire attire plus que la terre.

Après la création d’IBM Montpellier en 1965, dans le quartier de la Pompignane à Montpellier, de nombreuses familles s’installent à Saint-Brès, séduites par l’accessibilité de la commune et la disponibilité de terrains constructibles à un coût abordable. Conséquence du boom démographique observé dans l’agglomération : la population de St-Brès s’accroît de 27% entre 1990 et 2004.

Depuis les années 2000, la population évolue plus faiblement. Le manque de nouveaux logements disponibles en est la cause principale. C’est pourquoi le nouveau quartier Cantaussel qui va se développer sur les 10 prochaines années permettra d’offrir 750 logements répartis sur 24 hectares, ainsi que de nouveaux équipements.

A l’image de l’aire urbaine de Montpellier, les jeunes sont nombreux : environ 60% de la population concerne la tranche des 0 à 44 ans.

Le dernier recensement de l’INSEE de 2012 a dénombré 2 682 Saint-Brésois.

HISTOIRE

Le village fut fondé par Saint Brice au Vème siècle, si l’on en croit la légende ! Car les premiers écrits n’évoquent son existence qu’à partir du IXème siècle…

Quoi qu’il en soit, Saint Brice (Brès en languedocien) fut bien évêque de Tours en 397. Disciple de Saint Martin de Tours puis prêtre, Brice quitta très vite le monastère pour vivre dans le luxe. A la mort de Saint Martin, il changea sa manière d’agir pour lui succéder sur le siège épiscopal. Cependant, victime de calomnies et accusé d’avoir rendu mère une de ses religieuses, il fut chassé de son siège et contraint de se retirer à Rome pour plaider sa cause devant le pape. C’est d’ailleurs lors de ce voyage que la légende lui attribue la création du village de Saint-Brès.

Pardonné, il sera rappelé quelques années plus tard pour reprendre son siège et gouverner encore sept ans avec une conduite digne d’éloges. Brice fut canonisé à sa mort et enterré auprès de son bienfaiteur Saint Martin. En 580, Grégoire de Tours fit transférer ses reliques à Clermont-Ferrand.

A partir du XVIème siècle et jusqu’à la Révolution, Saint-Brès fut sous la dépendance du marquisat de Castries (Seigneur de Castres) et son église, rattachée au diocèse de Montpellier. Le village de Saint-Brès connaît une position géographique favorable, car il est situé sur un axe de communication très important : la « grande route de Montpellier à Nîmes ». C’est un point de jonction entre les flux terrestres et fluviaux (le Bérange), les échanges sont donc facilités, ce qui permet le dynamisme de sa population.

Cette grande route de Montpellier à Nîmes ou « grand chemin » est le pôle d’attraction du village. Toutes les catégories sociales s’y croisent : de pauvres hères, des montreurs d’ours, des comédiens et même des personnes de plus haute lignée, puisque Louis XIV l’aurait emprunté en 1660 pour rejoindre Saint-Jean-de-Luz afin d’y épouser l’Infante Marie-Thérèse.

Le Vieux Pont, situé à l’entrée du village, assure la jonction entre Baillargues et Saint-Brès. Il surplombe le Bérange. Ce cours d’eau aujourd’hui bien calme était navigable au XVIIème siècle. Il était utilisé pour transporter des marchandises et notamment du vin, vers le port de Candillargues. Après le pont, sur la gauche se dresse « l’hospital » (actuel Mas du Pont) qui servait de refuge pour les pauvres et les mendiants.

L’Eglise primitive, datant du Moyen–Age, était située au centre du village. Elle fut détruite pendant les guerres de religion (« Guerre de Rohan ») et reconstruite dès 1635. De forme rectangulaire, elle est aujourd’hui surmontée d’un clocher à campanile en fer forgé. L’entrée principale se fait par une grande porte donnant sur le bas côté sud ; bas-côtés qui ont été creusés dans les murs latéraux pour agrandir l’Eglise au XIXème siècle.

Le village connaît d’ailleurs un nouvel essor au cours du XIXème grâce à la vigne. Vestiges de cette époque, on trouve encore aujourd’hui des maisons vigneronnes avec leurs remises attenantes.

TRADITIONS

 On fête la Saint Brice le 13 novembre. C’est d’ailleurs l’occasion d’une grande fête dans le village.

Les ferrades : Il s’agit de rabattre les bêtes d’un an à l’aide du Trident pour l’immobiliser et le marquer aux marques de la manade et de pratiquer l’escoursure (entaille à l’oreille)

L’abrivado et la bandido : L’abrivado est une pratique très ancienne qui consistait à conduire les taureaux des pâturages aux arènes où les bêtes devaient participer à des courses. Une escorte de cavaliers accompagnait les taureaux (les bious en provençal) afin d’assurer leur sécurité. Au fil du temps, les gardians ont pris pour habitude de traverser les rues des villages à vive allure pour empêcher les jeunes villageois de troubler le convoi. En effet ces derniers (les attrapaïres) se jouaient des taureaux, lesquels s’échappaient fréquemment du troupeau. De nos jours, les abrivados sont organisées pour les fêtes et participent au folklore du village.  La bandido est le trajet inverse, le retour au char et marque la fin du spectacle.

L’Encierro : L’Encierro est un mot d’origine espagnole qui se traduit par « enfermement ». On désigne par là le confinement des taureaux aux corrales (cours généralement attenantes aux arènes), dans lesquels ils seront gardés jusqu’au jour de la corrida. Dans le midi, l’encierro est un lâcher de taureaux sur un parcours clos à l’intérieur du village, dans une rue fermée à ses deux extrémités par des charrettes et des barrières, ou sur une place publique dont les accès sont fermés de la même manière.

La Course camarguaise : Reconnu comme un sport à part entière, la course à la cocarde est un jeu sans mise à mort. Les hommes habillés de blanc doivent récupérer les attributs (cocarde, glands, ficelles) autour des cornes du taureau.

Total Festum : Total Festum est une grande manifestation organisée dans plusieurs villes de la Région. Elle vise à promouvoir et diffuser le catalan et l’occitan, langues et cultures historiques du territoire. Les civilisations occitanes et catalanes portent en elles le riche patrimoine des terroirs et des pays, de la culture, de la langue, de la littérature et de l’art sous toutes ses formes mais aussi une certaine qualité de vie dont les maîtres mots sont : ouverture, accueil et intégration dans le respect des différences.

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